Ouvrir un restaurant : formalités, business plan, assurances, règles …

par | Mai 24, 2022

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Hygiène alimentaire pour les restaurants, snacks, brasseries, cafétérias …

Vous souhaitez ouvrir un restaurant ! C’est un très beau métier… et en même temps très exigeant ! C’est pourquoi, il est important de bien connaître les conditions de succès et les démarches à suivre. En effet, ces dernières sont très nombreuses. De l’obtention du permis d’exploitation à la licence en passant par l’HACCP, autant d’obligations à respecter.

Licence-4.com vous propose ce guide complet sur l’ouverture de votre restaurant.

Le secteur de la restauration hors domicile en France

Le secteur de la restauration a été très frappé par le COVID-19, mais il reprend des couleurs. Ainsi, l’année 2021 s’est achevée sur une croissance de 6 % en visites et 5 % en dépenses. Ce regain est encore loin des résultats de 2019 (-35% en CA selon les estimations). Pour autant, les perspectives 2022 sont plutôt positives.

Parmi les établissements du secteur, la restauration rapide est beaucoup moins touchée. Elle s’inscrit dans une tendance du marché forte : celle de la consommation hors établissement. Son poids est passé de 63 % du marché total en 2019 à 81 % en 2021, tous circuits confondus.

 

60 % des restaurateurs à table proposent de la vente à emporter contre 44% en 2019.

 

6% des restaurateurs à table (contre 1% en 2019) proposent du click and collect

La façon de consommer est devenue moins sédentaire. Ainsi, pour la restauration quotidienne, la rapidité et la flexibilité prévalent sur le cadre et la carte.

Par contre, les Français continuent toutefois de plébisciter la restauration assise pour les sorties conviviales. A cette occasion, les consommateurs favorisent le plaisir des sens. Une carte originale et attrayante, le cadre, l’animation seront autant de moyens de se différentier. Et la bonne nouvelle pour la profession est que le ticket moyen augmente dans ces occasions. Il gagne 5 % par rapport à 2019.

L’explosion du web

5 milliards d’euros. Ce sont les revenus qu’a généré la livraison de repas à domicile en 2020. Selon le cabinet Food Service Vision, cela représente une croissance du marché de 47% sur deux ans (2018-2020).

Autre statistiques intéressante, la livraison représente 15% du CA total du secteur en 2020. Selon Florence Berger, directrice associée de Food Service Vision, il devrait même peser 19% en 2024.

Selon Pizza CHD Expert, le top 3 des livraisons est le suivant :

  • Pizza 37% (-5%)
  • Burger : 28% (+20%)
  • Salade: 26% (+116%)

 

Selon NPD Group, 2022 devrait être tournée vers la sortie de crise. Ainsi, ils estiment à 21% la progression des dépenses de restauration hors domicile. Et selon leur même analyse, 2023 devrait permettre de renouer avec le niveau de 2019.

Quelques tendances de fond qui devraient se poursuivre

L’innovation 

L’innovation est au cœur de la différenciation marketing. Elle est un levier de rentabilité. Nombre de restaurateurs affirment qu’ils font de la cuisine, et au pas du marketing. C’est vrai ! La question est de savoir ce qu’est le marketing. C’est juste une technique qui permet de mettre en valeur votre cuisine et/ou votre concept. L’idée n’est pas de déformer, de dénaturer l’essence même de votre travail. L’idée est de répondre à des besoins de consommateurs par des offres qui ont du sens. Et évidemment, le principe est ensuite de vendre ces offres.

Se réinventer avec de nouvelles recettes, de nouvelles offres

Vendre des plats sur place est une chose. Les livrer en préservant la qualité gustative en est une autre. C’est ce qui a amené deux associés d’un restaurant parisien à se réinventer. Ils ont tout d’abord investi 15 jours en recherche et développement. L’idée était de créer des recettes qui préservent la qualité et le goût, de la fabrication à la dégustation. Le choix de l’emballage est également essentiel dans cette démarche. Il permet de préserver les aspects gustatifs et en matière d’hygiène. Il permet également de se différencier. Un restaurateur a ainsi décidé de lancer des plats du jour en bocaux. Il a porté un grand soin à la fois sur les recettes et la présentation. Bilan des courses : entre juin et octobre 2020, il a augmenté notoirement son chiffre d’affaires. Comment ? La demande pour les bocaux s’est poursuivie. Parallèlement, les clients sur place sont revenus. Le choix de l’emballage s’appuiera sur les matières durables, qu’elles soient recyclables, compostables… Ces emballages devront ensuite être ergonomiques pour le transport. Enfin, ils devront permettre le respect des températures durant le transport.

Une question de concept

Développer un concept de bar pur est dangereux. Développer un concept de bar à vin avec une partie boutique l’est moins. Un des enjeux du moment est d’introduire dans son concept des produits essentiels. L’idée est de pouvoir continuer à couvrir les charges, quoi qu’il arrive. Votre concept, quelle que soit la différenciation qu’il apporte, doit penser produit. Le concept store, une solution face à la crise ? Imaginez que vous lanciez une boutique réunissant restaurant, épicerie, cours de langue, ateliers… En cas de confinement, vous pourrez continuer au moins deux activités : épicerie et restauration à emporter. De plus, aujourd’hui, les concept-stores créent une réelle valeur ajoutée. Ma boutique créative peut être axée sur les produits et services d’un pays. Elle peut également s’appuyer sur une passion, un sport, un univers…

Surfer sur des tendances 

Nous savons désormais que les Français aiment de moins en moins cuisiner. Ils passent de moins en moins de temps au fourneau. En revanche, ils sont attachés à la volonté de passer de bons moments à table. C’est ce qui a amené une start-up parisienne à proposer un service d’abonnement à des plats cuisinés. D’autres proposent des repas en kit en vous livrant les ingrédients en paniers. Autant d’innovations à valeur ajoutée pour les consommateurs.

Réduire sa carte afin de la rendre plus percutante

Resserrer sa carte afin d’aller à l’essentiel. Cela permet de réduire les stocks et de gagner en trésorerie. Cela permet également de donner davantage de visibilité sur les produits proposés. Le client passe moins de temps à choisir. Cela facilite le choix et augmente votre chance de conversion. Pour autant, votre carte doit se réinventer en permanence. Sinon, le risque serait de lasser vos clients. Elle doit également être innovante. En d’autres termes, proposer des plats alléchants que personne d’autre ne propose.

Continuer à proposer de l’emporter 

Comme nous l’avons vu, le développement du télétravail a durablement modifié les habitudes de consommation. Il est donc essentiel de se positionner sur l’emporter. Que vous proposiez de la livraison ou du click & collect, c’est l’un des facteurs clés de succès de votre établissement.

Pour cela, il existe différentes approches complémentaires :

  • communication sur le lieu de vente (vitrophanies, stop-trottoirs, affiches, flyers…),
  • des flyers chez des partenaires pourraient également être pertinentes,
  • une démarche commerciale dans les entreprises de votre secteur,
  • des partenariats par exemple avec des conciergeries,
  • la promotion digitale sur les réseaux sociaux, via votre propre site,
  • la commercialisation via les plateformes de livraison.

L’essor des Dark Kitchen

Au-delà du COVID, l’apparition de plateformes comme Deliveroo ou Uber Eat ont modifié durablement les modes de consommation. Selon le blog Néo Restauration, ces plateformes permettraient aux restaurateurs de gagner 30% de chiffre d’affaires. D’où le développement de ces laboratoires de production. L’avenir nous dira si cette nouvelle forme de production en vue d’une consommation à emporter sera durable ou pas.

Le choix de l’emplacement et le local

Le choix de l’emplacement a été très longtemps un élément primordial pour la réussite du projet. Aujourd’hui, il semble être remis en cause par certains experts du marché. Et il est vrai que certains chefs parviennent à attirer des clients avec des emplacements peu attractifs.

Internet permet d’aujourd’hui de réussir, même avec un emplacement deuxième ou de troisième catégorie. Il permet de développer une notoriété.

Pour autant, un emplacement premium offre une visibilité nécessaire pour attirer ses clients. Et opter pour un emplacement moins visible peut s’avérer un pari très risqué.

Pour Bernard BOUTBOUL, dans l’observatoire de la Franchise, un bon emplacement doit :

  • être visible à 180 degrés
  • posséder une façade d’au moins quatre mètres
  • être facilement accessible et idéalement de plain-pied

Baux commerciaux

Les locaux choisis font généralement l’objet d’un bail commercial. C’est un contrat de location liant le bailleur (propriétaire des murs) et l’exploitant. Il existe différents types de baux.

 Bail 3,6,9

Il est préférable d’opter pour un bail 3, 6, 9. Il est renouvelable par tacite reconduction tous les 3 ans. Dans bien des cas, pour disposer d’un bail, il faudra acheter un droit au bail. Pour faire simple, vous achetez le droit de pouvoir louer un emplacement. En cas de cession du fond de commerce, le droit au bail est intégré.

 

 

Le point négatif est que nous sommes engagés durablement. Cela nous engage donc sur le long termes, même en cas d’activité moindre.

 

Le point positif est que vous pouvez constituer ou valoriser un fond de commerce. Il sera cessible et du coup a une valeur patrimoniale.

 Bail précaire

Il s’agit d’un bail dont le terme est défini d’un commun accord entre bailleur et exploitant. Le risque est de développer une affaire et de devoir déménagé si le bail était rompu.

 Location gérance

Le propriétaire d’un fond de commerce vous confie son exploitation une redevance. Le risque ici est de développer l’affaire du locataire gérant et d’être ensuite remercié.

Notez que plutôt que conserver les étiquettes, vous pouvez les prendre en photo. Des applications de maitrise sanitaire existent sur tablette ou smartphone. Sinon, pensez à les nommer correctement pour les retrouver facilement en cas de contrôle.

La vente d’alcool : le permis d’exploitation et la licence 

Pour vendre de l’alcool en France, il faut avoir une licence. Nous allons voir dans ce chapitre quelles sont les licences à avoir pour ouvrir un restaurant. Et pour commencer, nous allons voir que vous devrez avoir votre permis d’exploitation pour obtenir votre licence.

Le permis d’exploitation

Pour conduire une voiture, vous avez besoin d’un permis de conduire. Et bien, pour déclarer votre licence en mairie, il vous faut un permis. C’est ce qu’on appelle le permis d’exploitation.

Cette formalité est obligatoire pour :

  • toute ouverture (création), mutation (changement du titulaire de la licence), translation (déplacement local de la licence ou transfert (déplacement régional) d’une licence III et IV,
  • toute ouverture d’une licence de restauration (petite licence restaurant et licence restaurant).

Pour obtenir ce sésame, vous devez suivre cette formation réglementaire. Il s’agit en fait d’un stage obligatoire à l’issue duquel l’organisme de formation vous remet un certificat. Mais attention, l’organisme doit être agréé par l’Etat. Il doit également être certifié Qualiopi.

Ce certificat est un formulaire officiel CERFA qui porte le numéro 14407.

Durée du stage permis d’exploitation

Pour obtenir une licence, la durée normale de la formation est de 2 jours et demi.

Néanmoins, si vous avez exploité des bars et des restaurants durant 10 ans et +, vous pouvez suivre un jour seulement.

Quel est le programme du stage de formation ?

Cette formation a pour objectif d’informer les exploitants sur leurs obligations légales. Il a également pour objectif de les sensibiliser à la santé publique : prévention de l’alcoolisme.

Les différents thèmes abordés lors de cette formation pour obtenir ce permis d’exploitation sont :

  • Réglementation des groupes de boissons et des licences,
  • Les principes du droit : responsabilité civile et pénale,
  • La police générale et spéciale des débits de boissons,
  • Droit de la consommation : affichage des prix, mention fait maison, obligation d’affichages des boissons sans alcool (licence 3 et 4) refus de vente, pratiques commerciales trompeuses…
  • La prévention contre l’alcoolisme et la responsabilité de l’exploitant en la matière,
  • La répression de l’ivresse publique et la protection des mineurs,
  • La législation sur les stupéfiants,
  • La lutte contre le bruit,
  • les jeux et loteries…

Durée de validité de votre permis 

Un permis d’exploitation est valide durant 10 ans. Pour le renouveler, il vous suffira de suivre une formation de mise à jour des connaissances d’une durée d’une journée (8 heures)

La licence de restauration 

Vous avez pu lire qu’un restaurant devait obligatoirement avoir une licence restaurant. Et bien, c’est faux. Vous pouvez tout aussi bien disposer d’une licence 4. Mais avant de se lancer dans les licences, parlons des groupes de boissons légaux en France.

Les groupes de boissons

Il existe 4 groupes de boissons légales en France. Elles sont numérotées de 1 à 5, ce qui peut semblait étonnant. Mais cela s’explique par le fait qu’une ordonnance du 17 décembre 2015 a fusionné les groupes 2 et 3.

Image 1 

Nous verrons que les licences que vous disposerez vous permettrons de servir certains ou tous ces groupes de boissons.

Les licences de restauration et de débits de boissons

Pour exploiter un restaurant, je peux disposer d’une licence 4 ou bien d’une licence restaurant. Nous allons voir les différences. Une licence 3 ou 4 sera polyvalente tandis qu’une licence restaurant sera plus contraignante.

Tableau des licences 

Image 2 

Les licences débits de boissons

Ces licences 3 et 4 sont très intéressantes. Elles permettent de servir de l’alcool :

  • avec ou sans repas,
  • sur place ou à emporter.

On appelle donc la licence 4 la licence de plein exercice. Nous la comparons couvant à un grand parapluie de golf qui vous couvez largement. Elle permet en effet de servir toutes les boissons légales en France.

Par contre, étant limitée au groupe 3, la licence 3 est aussi appelée licence restreinte.

Les licences débits de boissons

Vous ne disposez pas de licence 4 dans votre restaurant. Vous aurez alors besoin d’une licence :

  • R pour exploiter un restaurant traditionnel (tous groupes confondus),
  • PR pour exploiter un restaurant rapide

Mais attention, une licence restaurant permet de servir de l’alcool uniquement à l’occasion des principaux repas. Ainsi, le petit déjeuner est exclu de ces repas, par une jurisprudence remontant en 1932. En effet, un exploitant disposant d’une licence Restaurant avait servi du Rhum lors d’un petit déjeuner. Il avait été condamné.

D’autre part, l’alcool doit être accessoire de la nourriture. On vient avant tout dans un restaurant pour manger, en non pour boire un verre. Aussi, l’alcool peut accompagner un plat. Évitez donc le ramequin de cacahuètes ou de saucisson. Il s’agit d’un prétexte à la délivrance d’alcool et non d’un vrai repas. Donc, vous servirez des plats figurant sur votre carte. Et ils devront être suffisamment consistants pour justifier la délivrance d’alcool.

Licence Restaurant R ou une Petite Licence Restaurant PR

Pour un restaurant traditionnel (NAF 5610A), la licence R sera adaptée. En revanche, une licence PR conviendra d’avantage à une activité de restauration rapide (NAF 56.10C).

Note : vous pourrez servir de l’alcool en accompagnement de repas, que ce soit sur place ou à emporter.

Quel est le prix d’une licence pour un Restaurant ? 

Votre licence R ou PR vous sera délivrée gratuitement par votre mairie.

Comptez toutefois le coût de votre permis d’exploitation. Comme nous l’avons vu, ce dernier vous sera demandé pour obtenir votre licence.

Quelles formalités à accomplir pour obtenir sa licence ?

Vous devrez déclarer votre licence. Pour se faire, vous vous rendrez :

  • à la mairie de votre lieu d’exploitation. En fonction de votre commune, le service en charge des licences pourra être la police administrative, la police municipale, les affaires générales, le commerce, la réglementation…
  • à la préfecture de police, spécifiquement pour Paris

Un certain nombre de pièces vous seront alors demandées :

  • le CERFA 11542*05, dûment rempli par vos soins ou le cas échéant par votre conseil,
  • votre permis d’exploitation (veillez à ce que l’agent ou le policier municipal ne garde pas l’original),
  • tout document justifiant de votre qualité d’exploitation et l’adresse du lieu d’exploitation. Certaines mairies se contentent d’un projet de statuts mais beaucoup exigent un Kbis ainsi qu’un titre d’occupation (bail, titre de propriété…)
  • un justificatif d’identité.
  • Si le dossier est complet, l’agent ou le policier municipal vous remettra ou vous enverra un récépissé de déclaration. En effet, dans certaines communes, ce document est signé par un élu, puis envoyé.

Note : une fois la déclaration effectuée, vous ne pourrez ouvrir votre restaurant que 15 jours plus tard.

Cumul de plusieurs licences

Supposons que vous ouvrez un restaurant en Charentes Maritimes. Vous souhaitez servir des spiritueux comme apéritifs et digestifs. Et vous souhaitez également servir des bières l’après midi à des touristes. Enfin, vous avez une boutique dans laquelle vous vendez du cognac.

Vous aurez donc besoin :

  • d’une licence restaurant pour servir tout type d’alcool durant les repas,
  • d’une licence 3 pour servir des bières sans repas,
  • d’une licence à emporter pour vendre des bouteilles de cognac.

Si vous disposez d’une licence 4, vous avez besoin d’une seule licence, administrativement parlant.

Je ne vends pas d’alcool dans mon restaurant

Avant 2011, il me fallait une licence, même pour vendre des boissons sans alcool. Désormais, si vous ne vendez que des softs (groupe 1), vous n’avez besoin d’aucune licence. De ce fait, vous n’aurez pas à obtenir le permis d’exploitation.

Les règles d’hygiène alimentaire

En tant qu’exploitant de restaurant, vous devrez respecter la réglementation Française et Européenne. Et vous devrez également suivrez une formation hygiène alimentaire pour les restaurants.

Parmi les règles que vous aurez à mettre en œuvre, citons par exemple (liste non exhaustive) :

  • la rédaction d’un plan de maîtrise sanitaire ,
  • la mise en œuvre d’une marche en avant,
  • le respect des bonnes pratiques d’hygiène alimentaire, notamment le respect des température de conservation, des remises en température ou de congélation,
  • l’hygiène du personnel,
  • la méthode HACCP et notamment l’analyse des dangers,
  • la traçabilité,
  • la gestion des déchets…

Formation hygiène alimentaire pour les restaurants 

Ce sera le cas, quel que soit votre style de restauration :

  • Restauration traditionnelle, que vous soyez un restaurant traditionnel, une brasserie, un restaurant d’établissement d’hébergement touristique (hôtels, clubs de vacances, bateaux de croisière, centres de thalassothérapie et cures thermales…)
  • Cafétérias et autres libres services qui n’offrent pas de service à table. Le client se sert alors au comptoir et vous mettez simplement à disposition de vos clients des places assises.
  • Restauration de type rapide avec vente au comptoir de denrées prêtes à être consommées et vendues dans des emballages jetables. Il est possible de consommer sur place ou à emporter. Cela concerne également food-trucks, les traiteurs disposant d’une offre sur place (tables ou mange-debout), et les installations saisonnières. Sont également concernés les salons de thé, les fermes auberges, les associations préparant régulièrement des repas.

Qui doit suivre la formation HACCP ?

Au moins une personne dans votre entreprise doit avoir suivi une formation à l’hygiène alimentaire.

Et cela peut être vous en tant que dirigeant ou l’un de vos salariés. Le must est que les deux puissent être formés. Ainsi, vous garder la maîtrise de l’hygiène de votre restaurant. Et vous pouvez exiger que le salarié respecte les règles.

Quelles sont les sanctions ?

En cas de non conformité, les services de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) peuvent :

  • enjoindre le dirigeant à suivre la formation dans un délai fixé.
  • si la formation n’a pas été suivie dans le délai imparti, l’exploitant est passible d’un procès-verbal associé d’une contravention de cinquième classe (1.500 euros).  

Les autres règles à respecter pour ouvrir un restaurant

Demande d’une AOT pour disposer d’une terrasse situé sur la voie publique.

Un ERP est un établissement recevant du public. Et tout commerce est un ERP. Une législation spécifique s’applique donc.

Réglementation des ERP

Un ERP est un établissement recevant du public. Et tout commerce est un ERP. Une législation spécifique s’applique donc.

Les restaurants font partie des ERP de type N, tout comme les bars. Dans ce type d’établissement, il est possible d’accueillir :

  • Zone restauration assise :1 personne par m2
  • Zone restauration debout : 2 personnes par m2
  • File d’attente : 3 personnes par m2

Pour être certain d’être en conformité avec les règles, le restaurateur peut s’adjoindre les services d’un bureau d’étude. Pour en savoir plus : https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/N31782

Interdiction de fumer

 Elle s’applique dans toutes vos salles à l’intérieur de l’établissement. Et même si tout le monde sait qu’il est interdit de fumer, vous devez quand même l’afficher. 

Concernant votre terrasse, pour être considérée comme fumeur, elle doit : 

  • être cloisonnée de votre salle de restauration (mur par exemple), 
  • soit être découverte, soit être couverte (et éventuellement fermée sur les côtés) mais ouverte sur le côté principal.

Diffusion de musique

Si vous souhaitez diffuser de la musique, vous devez payer une redevance à la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique). Le barème dépendra de la taille de votre ville et de celle de votre restaurant. Plus vous aurez un grand restaurant situé dans une grande ville, plus vous paierez.

C’est la notion de répertoire qui importe. Si vous diffusez de la musique au répertoire SACEM, vous devrez payer. Et ceci quel que soit le support : radio, webradio (Spotify, Deezer…), TV, disques, playlists…

Attention, vous devrez payer en plus si vous organiser des événements musicaux. Des forfaits vous seront proposés par la SACEM.

En savoir plus :

 

Et à cela s’ajoutera la SPRé, dès que vous diffusez de la musique enregistrée. Vous devrez payer dans tous les cas, sauf si vous avez des musiciens qui jouent en live.

Important : il est possible d’économiser la SACEM avec des webradios libres de droit. En revanche, la SPRé sera à payer dans tous les cas.

 Règles d’affichage obligatoire dans les restaurants 

Affichage extérieur

En tant que restaurateur, vous devez afficher à l’extérieur le prix de :

  • vos plats et formules
  • 5 vins minimum ainsi que leur contenance. Si vous en vendez moins, affichez ceux que vous offrez.

A afficher durant toute la durée du service et à partir de 11h30 pour le déjeuner et de 18 h 00 pour le dîner.

Note : si certains menus ne sont servis qu’à certaines heures de la journée, cela doit être indiqué.

Affichage intérieur

Vous devez fournir l’intégralité des cartes des vins et des boissons, ainsi que les menus.

A l’intérieur et à l’extérieur 

Vous devrez mentionner si les formules comprennent la boisson ou non. Pour cela, vous devrez écrire « Boisson comprise » ou « Boisson non comprise ». Si la boisson est comprise, vous devrez mentionner la contenance.

Origine des viandes

S’étend aux viandes bovines, ovines, caprines, porcines et aux volailles

Attention : lorsque vous indiquez ‘Origine France’, votre viande doit être née, et avoir été élevée et abattue en France. Sinon, vous mentionnerez le pays de naissance, le ou les pays d’élevage et le pays d’abattage.

A proscrire : la mention “Origine UE”

L’affichage de la licence

En fonction du département dans lequel vous exploiterez, vous devrez afficher votre licence ou pas. Par exemple, en Haute Garonne, ce n’est pas obligatoire tandis que ça l’est sur Paris.

Renseignez-vous bien au préalable.

Le business plan pour ouvrir un restaurant

Le business plan permet au créateur de se fixer des objectifs à court et moyen terme. Ensuite, il permet de mesurer le travail accompli et les éventuels écarts. C’est donc un outil de pilotage et d’aide à la décision très important. Il est également essentiel pour obtenir un prêt bancaire.

Votre business plan est généralement structuré en 3 parties :

  • 1ère partie : la présentation du projet, du marché et de la stratégie,
  • 2ème partie : la présentation du porteur de projet, de l’équipe et de la structure,
  • 3ème partie : les prévisions financières.

En termes d’investissement, le restaurant comprend généralement :

  • des aménagements et des mise aux normes,
  • du matériel de cuisine,
  • du mobilier de salle.

Nous avons vu que le digital était devenu stratégique. Il est donc important de prévoir également des investissements en ce sens.

Financement 

D’une manière générale, le financement passe par des fonds propres et la souscription d’un prêt. Une demande de prêt se prépare et il est souvent judicieux de recourir à un courtier en prêt. Outre la négociation avec les banques, il vous aidera à présenter votre dossier.

Principaux coûts 

  • les loyers : il est vraiment important de payer un loyer raisonnable.  De trop haut loyer peuvent remettre en question la rentabilité de votre restaurant,
  • les charges de personnel sont importantes et ce d’autant plus que lorsque vous payez 100 euros à votre salarié, vous en donner 80 aux caisses..
  • les dépenses d’énergie sont essentielles. Nous vivons une hausse du coût de l’énergie et il faut en tenir compte,
  • les matières premières,
  • l’entretien du matériel et les contrôles obligatoires annuels,
  • les produits d’entretien,
  • le petit matériel de cuisine,
  • l’assurance professionnelle,
  • la communication pour attirer vos clients (classique ou digitale),
  • les honoraires de vos conseils : experts comptables, avocats…
  • les frais bancaires…

Les formalités de création d’entreprise

La création et l’ouverture du restaurant

Avant de penser à être aux fourneaux, il est d’abord nécessaire de s’immatriculer. Et la première étape est de choisir son statut juridique. Nous vous invitons à ce propos à consulter le guide Choisir le statut pour un restaurant

La déclaration d’exploitation d’une terrasse

Pour installer une terrasse au restaurant, il est nécessaire d’obtenir une autorisation d’exploitation auprès de la mairie. Les recommandations de la mairie devront être respectées.

    Les assurances

    Beaucoup d’assureurs vous proposent des assurances multirisques professionnelles MRP.

    La garantie des locaux et des biens d’une MRP restaurant. Elles couvrent généralement

    • le vol ;
    • l’incendie ;
    • la tempête et les catastrophes naturelles ;
    • les bris de glace ;
    • les attentats ;
    • les dégâts des eaux et dommages électriques.

    Cette garantie protège le patrimoine mobilier et immobilier de l’entreprise : les aménagements, le mobilier, les appareils de cuisine, les équipements extérieurs comme la terrasse, etc.

    En plus de cette garantie figurent des assurances clés :

     

    La garantie responsabilité civile professionnelle 

    Elle est parfois incluse dans la multirisque. Elle prend dans ce cas en charge tous les dommages causés aux tiers (clients, fournisseurs…). Les dommages indemnisés sont de 3 natures :

    • corporels ;
    • matériels ;
    • et immatériels.

    Sont couverts le dirigeant, les salariés, les apprentis, le matériel et les animaux. Dans le cas d’un restaurant, les dommages aux tiers sont par exemple : les blessures, une intoxication alimentaire, une perte des données du client relatives à sa CB.

    Généralement, elle intègre également une protection juridique. Grâce à elle, vous bénéficierez de l’avis de juriste en cas de litiges avec des tiers ou un recours / défense lors d’une procédure judiciaire. Elle permet de trouver des solutions amiables.

    La perte d’exploitation

    Que se passe-t-il si votre restaurant brule ? Vous serai indemnisé, bien sûr. La question est quand.

    Dans l’intervalle, elle va pallier la perte du CA. Et elle couvre aussi les charges fixes qui continuent à tourner.

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